Respiration buccale chez l’enfant

La respiration buccale chez l’enfant, facteur de précarisation scolaire et socio-familiale.

Pour rappel, depuis la nuit des temps, Homo sapiens a toujours respiré par le nez durant son sommeil.
La respiration nasale constitue un facteur essentiel au bon développement de la face du nourrisson, du développement neurocognitif et protège dès le plus jeune âge son système cardio-vasculaire.
Respirer par le nez, c’est capté dans l’air extérieur oxygène et azote, mais c’est aussi et surtout auto-inhaler le monoxyde d’azote (NO), un gaz aux fonctions vitales et essentielles, produit en grande quantité dans les sinus paranasaux.

Dormir en respirant chroniquement par la bouche aura comme conséquences :

  • Perturbation du développement maxillo-facial et de la statique dento-faciale ;
  • Mauvais positionnement de la langue avec troubles de la parole et de la déglutition;
  • Sécheresse de la bouche et des lèvres avec impact sur l’hygiène buccale et la santé dentaire augmentant le risque de carie dentaire, de gingivite et d’halithose.
  • Troubles du comportement, de l’attention ;
  • Troubles de l’apprentissage, des processus de mémorisation ;
  • Anomalie de la statique cervico-céphalique ;
  • Réduction des performances à l’effort ;
  • Incidence accrue de maladie asthmatique suite à la perte du « filtre à particules » ;
  • Risque d’apparition d’un SAOS (Syndrome d’Apnées Obstructives du Sommeil) à l’âge adulte accompagné du cortège des comorbidités cardiovasculaires et métaboliques.

Dès lors, le dépistage constitue la meilleure politique de prévention qui soit pour assurer une santé durable.

Promouvoir la santé mentale et physique de nos enfants et petits-enfants nécessite l’investissement de tous en matière de dépistage.

Quels sont ces outils de dépistage à notre disposition ?

  1. Les plus anciens, les plus aisés à mettre en œuvre, les moins chers, ce sont nos yeux et nos oreilles !
    Parents, grands-parents, enseignants, il ne coûte rien d’aller observer nos enfants pendant leur sommeil et de s’assurer qu’il respire bien par le nez. La respiration buccale avec ou sans ronflement – en dehors d’épisode infectieux – doit pousser l’entourage de l’enfant à consulter.
  2. Il existe des outils technologiques performants de dépistage facilement à mettre en œuvre à domicile (Brizzy – Nomics).

Recouvrer une respiration nasale nocturne, c’est retrouver ses forces mentales pour lutter contre l’échec scolaire.

Corriger ce trouble nécessite l’intervention de professionnels de santé liés aux sciences dentaires, médicales et rééducatives : la thérapie myofonctionnelle représente un élément essentiel pour pérenniser les acquis.

Plus tôt sera identifié le trouble, plus vite sera mise en œuvre la thérapeutique curative et moindres seront les conséquences au long cours.